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L'histoire de BROTHERWOOD ...

Mis à jour : 29 janv. 2019

Passionné de snowboard, j'organise avec mon cousin et des amis un voyage en Slovénie durant les vacances de Noël.


C'est durant ce voyage que je rencontre Alan Gousseau, on est en 2005 et alors que nous étions en Slovénie à la recherche des belles pentes et de nouveaux horizons, nos discussions ont révélé un rêve commun : fabriquer nos propres snowboards.

Dédiant sa vie à la glisse, Alan me faisait rêver. Il venait de Bretagne, habitait sur Chamonix et revenait d’un hiver en Russie.

Grâce à son expérience du snowboard, ses connaissances dans le milieu de la glisse et sa fibre artistique, Alan complétait à la perfection mes compétences techniques fraîchement acquises.



Après des études en Sciences et Génies des Matériaux, j’ai eu la chance d’effectuer un stage auprès de Jean Philippe Thévenod Directeur de l’entreprise Duret fabricant de ski depuis 1925.

Il m’a offert l’opportunité de gérer le développement de différents projets.

Fort de cette expérience et avec la motivation de fabriquer nos propres snowboards en 2006 je quitte l’école d’ingénieur que je viens d’intégrer pour donner vie à notre rêve.

Nous sommes allés à la rencontre de fabricants français, Ludo Lacroix, Kafi de SWELL PANIK, Eric Ducret, Michel Joly ont pris le temps de partager leur savoir-faire et leur passion. 

Ayant décidé d’apporter de l’importance au choix du bois, nous avons rencontré des passionnés comme Jean Barrachin (scieur à Thônes), intarissable lorsqu’il s’agit d’essences de bois.

Imprégnés de toutes ces rencontres, nous avons installé notre atelier dans notre chalet familial à Manigod.

Mon grand-père étant menuisier nous avions les outils nécessaires au travail du bois et la cave à reblochon offrait une température clémente pour notre salle de stratification.

En février 2007, l’aide de Riket nous réalisons notre premier instrument de glisse, il s’agissait d’une paire de télémarks asymétriques avec une spatule progressive.



Il fallait trouver un nom pour nos instruments, j’avais imaginé « ... »= trois petits points, pour laisser place à tous les possibles, mais ce n’était pas très commercial.

Riket a trouvé le nom parfait qui synthétisait nos leitmotivs la fraternité (Brotherhood) et une passion commune pour le bois.

"Il fallait trouver un nom après cette première paire de skis sortie de la cave à reblochon de Manigod. C’est un morceau de musique de l’on écoutait avec Alan qui m’a inspiré : Wood in the fire du groupe de reggae Black Uhuru, le mot wood revenait sans cesse, j’ai pensé Brotherwood. C’est pas mal les frères de bois !"

En effet, «frères de bois» fait sens à plus d’un titre, car Alan est un des plus vieux amis de Ricket et Ricket partage l’amour du bois avec Florian, « je fabrique pas mal de choses en bois ; guitares, ukulélés et pendentifs en bois avec des cristaux. Je fais ça pour le plaisir, des expériences qui s’avèrent positives ».

Extrait de l’interview de Ricket par Sandra Stavo-Debauge




Alan et moi étant tous deux snowboardeurs, nous nous lançons dans la fabrication de nos premiers swallows durant l’hiver 2007-08. 

La journée je travaillais aux remontées mécaniques de la Clusaz et mes soirées et week-ends étaient dédiés à la production. 

Alan lui travaillait dans un magasin de ski à Argentière. Il pouvait ainsi réparer les planches qu’il testait et les éprouvait dans les conditions variées de Chamonix. 

Notre démarche et nos swallows commencèrent à susciter l’intérêt auprès des glisseurs de la vallée. Jimmy Peresson et JP Viarouge furent les premiers à s’y intéresser. 


L’hiver suivant, Alan et Quentin sont venus à Manigod. Ce qui nous a permis de nous consacrer pleinement à la production et la promotion de nos planches. Les planches commençant à être au point nous avons intégré des designs en marqueterie.

Cet hiver JP passa à de Manigod, ce moment fut décisif. Nous avions depuis le début des problèmes de casse au niveau de la queue-de-pie et nous cherchions une matière pour renforcer cette zone après avoir débouché quelques bouteilles de vin JP eu l’idée révolutionnaire mettre un renfort en liège. Et il en avait dans son VITO avec son kit de fartage, peu de temps après nous réalisation sa board avec le premier renfort en liège. Cette board est toujours en vie Bullit la sort encore de temps en temps.

Jimmy et JP avec leur expérience et leur ressenti pointus nous ont permis de faire évoluer nos planches. 







JIMMY PERESSON 

SON INSTRUMENT DE GLISSE, LE SWALLOW IL EN JOUE DIVINEMENT



Ses aïeux faisaient du saut à ski, étaient ravitailleurs de refuges, musiciens. Or à Chamonix, il y a 2 écoles : l’école de l’alpinisme qui a fait des générations de guides et l’école de la glisse. Jimmy est de celle-là, jusque dans son métier : chauffeur de dameuse depuis 9 ans au Tour.

« Je conduis un gros joujou dans un gros Luna Park. C’est fun, j’adore ce job, c’est comme de la ride. En pleine nuit dans la tempête, c’est un sacré délire, c’est aussi fun que le snow. Quand je passe une nuit dans la peuf avec la machine, le lendemain j’ai ma dose de plaisir dans la neige».

Si aujourd’hui beaucoup de gamins font du snowboard, quand Jimmy a commencé à l’âge de 12 ans, il était l’un des deux plus jeunes snowboarders de France «c’était difficile de trouver du matos! J’évoluais avec un gang de monoskieurs».

Plein de potentiel, il commence la compétition par les bosses, eh oui à l’époque ça existait aussi pour le snowboard. Jimmy sera snowboarder professionnel pendant 10 ans, de 18 à 28 ans, «de belles années».

Il a notamment ridé pour des marques suisses Wild Duck, et Peach, mais aussi Rossignol «avant que l’argent ne pourrisse tout! À cette époque tu n’y allais pas par convoitise, tout le monde ridait pour le plaisir, je retrouve ça avec Brotherwood, le délire familial».





JP VIAROUGE, LE LOUP DE CHAMONIX LE BRO' CERTIFIE D'ORIGINE



 On surnomme Jean-Philippe Viarouge Le Loup. Loup, c’est aussi le prénom qu’il a donné à son fils. 

«C’est un totem. Je n’ai jamais été dans le troupeau, j’ai vécu en loup solitaire et j’ai rencontré d’autres loups solitaires, ça s’est transformé en meute. J’ai gagné la montagne, mais c’est difficile de faire son trou à Chamonix quand tu n’es pas natif (JP est né dans le Sud), j’ai eu beaucoup de chance à commencer par rencontrer Jean-Franck Charlet ».

Jean-Franck Charlet qui n’est autre que le père de Jonathan (Douds) et de Jean-Baptiste (Babs) a pris JP sous son aile quand il est arrivé à Chamonix en 1993

Ensemble ils ont lancé le club CHX Crew (Chamonix Crew), la première section freestyle de snowboard au club des sports de Chamonix qui comptait à l’époque les futurs Bro’ comme Jimmy Peresson, Tony Roos, Thomas Ligonnet, mais aussi Babs bien sûr.

«J’étais entraîneur au club des sports et le CHX a tout gagné en freestyle dans les années 90, y compris le titre de champion du monde junior avec Babs Charlet et aujourd’hui c’est son petit frère Douds que je connais depuis 20 ans et que je coache qui est champion du monde de Freeride avec une Brotherwood sous les pieds !».




"FABRIQUE AVEC AMOUR ET PASSION" EST NOTRE SIGNATURE

Fabriquer des instruments de glisse en collaboration avec le rider, nous permet de partager son bonheur lorsqu'il découvre sa planche, c'est l'instant magique du métier.



Depuis notre rencontre avec Alan et nos débuts dans la cave à reblochon, ; la famille n'a cessé de s'agrandir. 

Nourris de l'esprit des Z-Boys, constamment dans la recherche, nous continuons à nous développer, que ce soit dans la fabrication ou bien à la recherche de nouvelles destinations.  

Nos instruments de glisse nous permettent de faire des rencontres extraordinaires de talents trop souvent méconnus.

Vous en croiserez sûrement quelques uns d'entre eux, dans la montagne, vous les reconnaîtrez à son instrument de glisse. Il pourrait grogner un peu à votre approche, mais ne vous inquiètez pas, après vous avoir "truffé" il vous prendra sûrement dans la meute.

Flo, le shaper